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50 films de 2010-2019

  • Photo du rédacteur: Olivier M.
    Olivier M.
  • 12 janv. 2020
  • 11 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 janv. 2020

Les dix dernières années furent monumentales dans ma vie de cinéphile puisque ce sont ces années au cours desquelles naquît cette dite cinéphilie. Évidemment, je regardais et appréciais le cinéma avant 2010, mais c’est au cours de ces années que l’intérêt a gradué d’un hobby a une passion qui consomme tout autre pan de ma vie. C’est au cours des années « 10 » que j’ai choisi d’étudier en cinéma, décidé d’y faire ma carrière, que j’ai fréquenté mes premiers festivals, fait de la rédaction pour un site de critiques, et – sans surprise - vu énormément de films.


Cette liste cherche donc à faire plus que souligner 50 films que j’ai appréciés dans les dix dernières années, elle cherche à faire le portrait d’une cinéphilie omnivore et bourgeonnante qui, sans le savoir, cherchait à se définir en posant l’œil sur tout ce qui tombait sous mon regard. Ainsi, tandis que beaucoup de films se retrouvent mentionnés pour leurs grandes qualités, certains sont ici pour leur place pivot a un moment ou un autre dans ce parcours sinueux et encore (toujours) en processus.


Dernière note : j’ai 100% triché et il y a en vérité 54 titres sur cette liste. Prout.


50 – Avengers : Endgame –Joe & Anthony Russo - 2019

Black Panther – Ryan Coogler - 2018

Guardians of the Galaxy : Vol. 2 – James Gunn – 2017

Déjà une triche! Parce que l’univers cinématographique Marvel est trop immense dans mon paysage personnel pour l’ignorer et qu’il peut difficilement n’être représenté que par un film. Parmi la vingtaine de films, trois sont ici soulignés – le plus grand accomplissement, le meilleur du lot et mon favori. Il faut bien un peu de place pour le cinéma à grand déploiement sur cette liste!


49 - Nightcrawler – Dan Gilroy – 2014

Parce que les yeux de Jake Gyllenhaal dans ce regard brutalement sincère sur le monde capitaliste me hantent encore aujourd’hui.


48 - What We Do in the Shadows – Jermaine Clement & Taika Waititi – 2014

Parce que c’est me pure comédie favorite qui a prise l’affiche dans les 10 dernières années. Sans trop se préoccuper par une intrigue, on ne fait que passer du bon temps en compagnie de vampires-colocataires.


47 - The Big Short – Adam McKay – 2015

Parce que ce que j’adore les films en colère et aucun film n’essaye aussi activement de communiquer cette colère. The Big Short résulte d’un cinéaste frustré et dépassé par un système brisé qui veut attraper son audience par les épaules et les brasser en disant « Isn’t this fucked up?! » et utilise tout les outils dans son arsenal de cinéaste pour communiquer le tout.


46 - Bienvenue à F.L. - Geneviève Dulude-De Celles

Parce que l’attention portée à l’adolescence dans ce documentaire m’a imposé une rétrospective personnelle qui m’a à la fois fait réfléchir sur ma personne, celle que j’étais et le chemin parcouru dans les 10 années qui ont suivis – et ça semblait pertinent dans cette liste.


45 - Wild Tales - Damián Szifron – 2014

Parce que ce film anthologie est aussi propulsif qu’il est passionnel et arrive à dresser un portrait social qui fait réfléchir dans sa critique du système déshumanisant dans lequel on se retrouve tous malgré nous.


44 - Hugo – Martin Scorsese – 2011

Parce qu’aucun autre film n’évoque autant la pure magie du cinéma et l’émerveillement contagieux qu’il peut créer.


43 - Kubo & the Two Strings – Travis Knight – 2016

Parce qu’il est difficile de résister à une aventure aussi magnifique. L’épopée de Kubo dissimule son fond sombre grâce à un cœur léger et arrive ainsi à traiter de sujets difficiles tout en restant accessible.


42 - Django Unchained – Quentin Tarantino – 2012

Parce que la liste ne serait pas complète sans un Tarantino et que le trio de feu Foxx/Waltz/DiCaprio (avec une mention honorable à Samuel L. Jackson) crée une des grandes expériences de cinéma de la décennie. C’est aussi un des films de la carrière de Tarantino où l’on sent qu’il utilise son arme qu’est le cinéma pour en venir à un propos d’actualité et traiter de sujets matures – sans jamais perdre le sourire.


41 - The Lego Movie – Phil Lord & Christopher Miller – 2014

Parce que Lord & Miller arrivent à mettre tant de créativité et de génie à l’écran qu’un seul visionnement est loin d’être suffisant. Le plaisir avec lequel ils se lancent dans cette aventure lego ne peut être que contagieux!


40 - Inside Llewyn Davis – les frères Coens – 2013

Parce que la performance d’Oscar Isaac et la musique de ce film restent encore avec moi à ce jour.


39 - The Tribe - Myroslav Slaboshpytskyi – 2014

Parce qu’un film duquel on retire toute communication compréhensible (The Tribe prend place dans un école pour sourds-muets, ainsi, personne ne communique oralement, tout passe par le langage des signes) – pour ne garder que la physicaliste brute des émotions – te force à réévaluer à quel point on n’a besoin de peu d’information pour réellement suivre un récit.


38 - Black Swan – Darren Aronofsky – 2010

Parce que mon expérience cinématographique d’aller voir Black Swan (un film duquel j’ignorais presque tout en dehors qu’il traitait de ballet) a été un moment pivot de ma cinéphilie. Le moment de découverte absolue lorsque ce film de danse se révèle progressivement être en réalité un film d’horreur est un high que je pourchasse encore aujourd’hui.


37 - The Lobster – Yorgos Lanthimos – 2015

Parce que rien ne ressemble à l’humour décalé ou à la direction d’acteurs de Lanthimos, dans une réalité à la fois si différente, mais si semblable à la notre.

36 - Only Lovers Left Alive – Jim Jarmusch – 2013

Parce que c’est de loin le film le plus cool de la décennie! Et je parle de cool dans le sens le plus « cour d’école » du terme – en train de fumer dans le fond, au dessus de tout, détaché, duquel on ne peut qu’espérer une approbation qu’il ne nous donnera jamais… parce qu’il est trop cool.


35 - Claire l’hiver – Sophie Bédard Marcotte – 2017

Parce que rien dans tout le paysage cinématographique québécois n’a le sens de l’humour si spécifique de Claire l’hiver et sa créativité DIY si inspirante.


34 - Victoria – Sebastien Schipper – 2015

Parce que cette nuit de folie en plan-séquence prend tout son sens lorsque la protagoniste joue avec tant d’émotions une pièce de piano, moment qui reste l’une des scènes les plus émouvants de la décennie.


33 - Minoritaires – Simon Gaudreau – 2017

Parce que je reviens à ce film plus que beaucoup d’autres dans mes conversations quotidiennes. Puisque presque personne n’a vu ce documentaire sous-diffusé qui traite d’un sujet d’une actualité frappante, je me retrouve à devoir constamment le contextualiser. Ayant passé des années à fréquenter un groupe qui deviendrait un mouvement d’extrême-droite au Québec, ce film nous offre un regard comme peu au cœur d’une réalité avec laquelle il serait plus pertinent que jamais de se familiariser.


32 - Mission Impossible Rogue Nation & Fallout – Christopher McQuarrie – 2015-2018

Parce qu’il faut de la place sur cette liste pour le summum du cinéma à grand déploiement – la maîtrise et dévotion de Cruise & McQuarrie ne cessent de nous couper le souffle.


31 - Wolf of Wall Street – Martin Scorsese – 2013

Parce que Scorsese arrive mieux que quiconque à nous hypnotiser avec ce regard sans compromis sur la réalité capitaliste d’un système auquel on doit fournir notre propre moralité.

30 - Sans frapper – Alexe Poukine – 2019

Parce que c’est un documentaire coup de poing essentiel sur l’agression sexuelle, la culture du viol et notre compréhension et rapport en constante évolution à ces sujets.


29 - Moonlight – Barry Jenkins – 2016

Parce qu’il est difficile de trouver récit si sensible et qui rassemble trois performances si renversantes – et un des rares moments où on peut dire que les oscars ont pris la bonne décision en récompensant un film dont l’histoire se souviendra avec affection… ou se souviendra tout court.


28 - Get Out – Jordan Peele – 2017

Parce que Jordan Peele est déjà en voie de dominer le monde du cinéma de genre et a marqué la scène dès son arrivée avec l’un des films d’horreur les plus jouissif et maîtrisé qu’il soit.

27 - Boyhood – Richard Linklater – 2014

Parce que Linklater a passé 12 ans a tourner une fiction sur la banalité et magie du quotidien, la vie, l’adolescence, la vie familiale, les réalités des parents, et le tout sans efforts manifeste.

26 - Magic Mike XXL – Gregory Jacobs – 2015

Parce qu’il est si rare de voir des films si positifs et joyeux qui traitent du désir et du plaisir. Sans jugement, Magic Mike XXL est avant tout une célébration et c’est un party auquel il me fait plaisir de me pointer.


25 - Phantom Thread – Paul Thomas Anderson – 2017

Parce que la dernière performance de Daniel Day-Lewis en magnat de la couture arrive à être hilarante dans un film discrètement dévastateur.


24 - The Handmaiden – Park Chan-Wook – 2016

Parce que Park Chan-Wook a probablement réalisé son meilleur film, mélangeant toutes ses obsessions, dans ce récit méticuleusement construit de passion et de vengeance.


23 - Grave – Julia Ducournau – 2016

Parce que plus de films devraient traiter du passage à l’âge adulte sous forme de body-horror – en espérant qu’ils arrivent tous à le faire avec autant d’attention au détail que Julia Ducournau.


22 - Arrival – Denis Villeneuve – 2016

Parce qu’un film qui traite du langage en utilisant le langage invisible du cinéma est un tour de force comme on en voit rarement.


21 - The Favourite – Yorgos Lanthimos – 2018

Parce que le scénario de Deborah Davis et Tony McNamara rebondit avec tant de vigueur. Yorgos Lanthimos utilise le contexte historique pour faire contraste à son récit chaotique et humain, faisant de The Favourite le plus hilarant de sa filmographie.


20 - Jodorowsky’s Dune – Frank Pavich – 2013

Parce que la fibre créative d’un homme comme Alejandro Jodorowsky ne peut que donner le goût de créer à son tour. Ce documentaire sur un film qui n’a jamais vu le jour est l’un des objets si inspirant puisqu’il insuffle le potentiel et exalte l’imaginaire.


19 - Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1 & 2 – David Yates – 2010 & 2011

Parce que je suis un nerd qui adore les franchises et leur mythologie en expansion et qu’Harry Potter est celle qui a déclenché le tout. La finale de cet univers qui prend une place immense dans mon rapport à la culture populaire arrive a être aussi émotionnelle qu’époustouflante, amenant la satisfaction d’une finale de 8 films qui s’étendent sur une décennie.


18 - 20th Century Women – Mike Mills – 2016

Parce qu’il est rare de voir un récit de coming-of-age qui ne passe pas par un événement spécifique ou un période restreinte d’une vie. Le passage à l’âge adulte de Mike Mills est ici influencé discrètement par les gens qui l’entourent, par son regard, l’époque dans laquelle il vit et – surtout - sa relation avec sa mère. De plus, il est clair que même si son protagoniste apprend quelques leçons ici, il y en a certaines qui n’arriveront que plus tard, une approche réaliste à l’adolescence.


17 - Eight Grade – Bo Burnham – 2018

Parce que rien n’est aussi prompt au malaise que l’adolescence et Bo Burnham capture le tout comme personne d’autre. Par contre, aussi malaisante que soit cette période, il y a aussi place pour de la curiosité, de l’émerveillement et la découverte de soi et le tout prend vie à merveille via la performance d’Elsie Fisher.


16 - Revenge – Coralie Fargeat – 2017

Parce que Coralie Fargeat distille la structure « offense/vengeance » à se plus pures composantes et y injecte une incroyable dose de cinéma et d’ingéniosité. Avec un traitement de sa protagoniste qui évite les raccourcis du sous-genre, chaque petite victoire méritée et jouissive fait de ce film l’une des expériences les plus satisfaisantes de cette liste.


15 - Mad Max : Fury Road – George Miller – 2015

Parce que c’est Mad Max : Fury Road.


14 - Portrait de la jeune fille en feu – Célina Sciamma – 2019

Parce qu’on ne voudrait qu’exister sur cette île pleine de tendresse, de tension, d’étincelles, de peinture et de cinéma. La restreinte avec laquelle Céline Sciamma tourne cette histoire d’amour ne fait que lui donner plus d’ampleur, en faisant l’un des grands récits passionnels de la décennie.


13 - Star Wars : The Last Jedi – Rian Johnson – 2017

Parce que le film de Rian Johnson m’a fait comprendre plus que n’importe quel autre Star Wars l’intérêt de cet univers par delà l’excitation et l’aventure. J’étais soudainement investi émotionnellement dans cet univers qui a toujours plus été comme une toile de fond culturelle qu’autre chose auparavant. C’est mon Star Wars favori, contenant les meilleurs performances et réalisé/ scénarisé par le meilleur réalisateur/scénariste des 12 films prenant place dans cet univers.


12 - Little Women – Greta Gerwig – 2019

Parce que ce film contient une telle énergie qui nous emporte dès la première scène et ne nous lâche jamais – une énergie d’une grande lumière et beauté. Les vies des sœurs March sont présentées avec une si grande efficacité qu’on croirait avoir passé toute notre vie en leur compagnie et ce film présente la culmination de cette relation. Ainsi, chaque scène contient une charge émotionnelle après seulement quelques minutes de visionnement, ce qui recharge le cœur comme peu de films y arrivent.


11 - The Cabin in the Woods – Drew Goddard – 2011

Parce que je me souviens encore d’être un jeune Olivier qui découvre The Cabin in the Woods pour la première fois et réalise « on peut faire ça?! - le jeu sur le genre, la satisfaction de chaque nouvelle révélation ou une idée poussée aussi loin. Avec un scénario aussi drôle qu’efficace, ce film a été formateur dans mes goûts cinématographiques – forgeant mon intérêt pour la mise en abîme et les concepts forts amenées à leur extrême logique.


10 - Dunkirk – Christopher Nolan – 2017

Parce qu’aucune expérience cinématographique ne ressemble au manège physique et émotionnel qu’offre Dunkirk. L’utilisation parfaite et maîtrisée de toute la panoplie d’outils de cinéastes que Nolan a sous la main sert à créer une aventure que l’on ne peut s’empêcher de vivre dans tout le corps.


9 - Swiss Army Man - Dan Kwan & Daniel Scheinert – 2016

Parce que comme tout bon cinéphile, j’adore le nouveau et l’inattendu et Swiss Army Man ne ressemble à rien sur cette liste. Qu’en plus cette expérience déjantée à propos d’un homme qui devient ami avec un cadavre multi-fonction au cours d’une aventure en forêt soit aussi saine et chaleureuse ne fait que solidifier sa place dans ce palmarès.


8 - Cloud Atlas – Tom Tykwer & les Wachowskis – 2012

Parce que les Wachowskis et Tom Tykwer ont probablement réalisés le film le plus ambitieux de la décennie, avec six récits, cinq fois plus de personnages et des visées thématiques toutes aussi grandioses – créant une des expériences cinématographiques les plus riches de cette liste.


7 - Call Me By Your Name – Luca Guadagnino – 2017

Parce que rien n’est aussi chaleureux et apaisant que passer un été dans une villa italienne au premier rang d’un amour bourgeonnant entre Timothée Chalamet et Armie Hammer.


6 - The Raid 2 – Gareth Evans – 2014

Parce qu’on ne saurait pas où commencer pour parler des innombrables scènes d’actions époustouflantes de The Raid 2. Le film enchaîne accomplissements visuels épatants et moments iconiques de cinémas les uns après les autres avec la plus grande compréhension du genre. J’ai vu ce film un nombre incalculable de fois et reste toujours aussi terrassé par l’expérience viscérale qu’il offre.


5 - The Perks of Being a Wallflower – Stephen Chbosky – 2012

Parce que beaucoup de mes sensibilités et intérêts cinématographiques peuvent être retracées à The Perks of Being a Wallflower – un récit sensible avec un regard mature sur l’adolescence.


4 - The Grand Budapest Hotel – Wes Anderson – 2014

Parce que nous avons affaire au point culminant de l’univers de Wes Anderson – son monde le plus aboutit et son histoire la plus personnelle, avec une interprétation centrale de Ralph Fiennes qui ira dans les annales des grandes performances.


3 - Sing Street – John Carney – 2016

Parce qu’un récit sur un groupe d’adolescents irlandais paumés qui se montent un groupe de musique pour à la fois s’exprimer, tenir tête à l’autorité et séduire une fille a tout pour me plaire. En bonus : la musique qu’ils composent et jouent s’écoute super bien en dehors du contexte du film.


2 - Paterson – Jim Jarmusch – 2016

Parce que Jarmusch arrive a créer un quotidien avec tant de poésie que l’on ne peut que vouloir visiter et revisiter la ville de Paterson. Cette semaine dans la vie d’un couple en surface des plus banals nous fait rêver autant qu’il souligne la discrète poésie de notre propre petit monde – permettant de voir la toile de fond devant laquelle on existe pour en apprécier pleinement les saveurs et textures.


1 - Scott Pilgrim vs. The World – Edgar Wright – 2010

Parce que j’ai rarement vu autant d’inventivité à l’écran. Parce qu’avec un mélange de musique, de jeu vidéo et de bande-dessiné, l’adaptation de Bryan Lee O’Malley par Edgar Wright parle exactement le même langage que moi. Parce que je m’identifie a aucune autre personnage de fiction autant qu’à Scott – au point où j’ai commencé à acheter sa garde-robe. Parce que je vois certaine de mes progressions émotionnelles et psychologiques de la décennie dans ce film et qu’il résume autant qu’il représente bien qui j’étais que qui je suis.

 
 
 

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